lundi 30 décembre 2013

LE GOULAG DES EMOTIONS

Il était une fois une 'tchernochka' (négresse en tchèque), produit d'un baobab et d'un serpent à sonnettes, qui d'histoires de Pani Ziglerova - adorable babouchka un peu espionne en ces temps de paranoïa structurelle - en défilés de vodka hebdomadaires, prit le train des montagnes russes sans savoir comment ni pourquoi. 

La 'tchernochka', enfant terrible nous dit-on, qui refusait de manger et interpeller le monde adulte par des questionnements ultra-réactionnaires mua en bamboula en 1978. Enfin, une bamboula un peu édulcorée non pas par sa couleur qui ne correspond ni plus ni moins à un taux de mélanine mais plutôt par un esprit totalement survolté par ses racines pagnoliennes et kédovines. Kédougou, découvert par la bamboula en 1974 à travers une famille traditionnelle accueillante est le socle du baobab. Ses racines profondes et interminables ont conservé toute la sève d'une vie menée tambours battants. La petite branche sur laquelle la bamboula peut se reposer est toujours là prête à casser sous le poids des pluies diluviennes et acides de la vie.

Rebelote en 1978, cette fois-ci pour de bon à Mermoz chez un oncle qui n'est plus de ce monde et une tante, nièce de notre Président-Poète Léopold Sédar Senghor, trahi comme le sont la plupart des hommes de pouvoir par leur 'progéniture' politique. Première tabaski, première horreur à la vue d'un mouton sacrifié mais quelle souffle de liberté pour un poisson qui n'avait que trop navigué dans un grand marigot de mensonges et de miroirs déformants de la  contrée 'communiste' de sa naissance : zéro pauvre, santé et école gratuites, des artistes dont tout le monde connaît 'l'insoutenable légèreté de l'être'. Un  vrai paradis en noir et blanc pour enfants surtout les 'tchernochkas'.

Voilà que la bamboula redécouvrit d'autres mamas plus ou moins jeunes, qui compensèrent quelque peu la tendresse infinie de Mamama, l'arrière grand-mère sans oublier le papi et la mami diffuseurs d'une montagne d'affection et d'attentions. Ces overdoses de calîns made in Marseille furent les meilleurs et uniques shoots de sa vie mais, en 2001, ce bouclier de tendresse s'en est allé...

La bamboula ayant pris de l'âge comprit à tout jamais que le business, l'amour et la politique ont une chose en commun : le ballet de couteaux au dessus de nos têtes, des cadavres, des cafards et de nombreux secrets (de Polichinelle le plus souvent). L'expérience hollywoodienne fut une claque boomerang en technicolor et paillettes du vécu en noir et blanc de miss bamboula à Prague. Les formes et les couleurs de la société de consommation envahissent les neurones jusqu'à l'évanouissement de toutes les valeurs cardinales d'une société civilisée.  N'est-ce pas la vie, cette vaste farce qu'il faut savoir tricoter à sa guise ?

La bamboula s'accroche à son melting pot sociétal de bobo ghetto et devint une vraie Bamboula Bobo Ghetto, BBG pour les intimes. A contrario de la BCBG génétiquement 'racée' rompue aux bonnes manières de l'authentique bourgeoisie, la BBG avec son rire agricole, ses diarrhées verbales et son brut de décoffrage épistolaire, s'emmêle trop souvent les paluches dans la soupe à la grimace. Vénale, horrible, calculatrice, prédatrice des biens d'autrui notamment des fruits du baobab, capable de produire les pires armes de destruction massives exclusivement réservées à la famille du serpent à sonnettes élue pour sa docilité et son désintérêt total des choses bassement matérielles, BBG n'a pas voix au chapitre.

Basta BBG, l'hystérie a colonisé ton esprit sans compter Dieu $ ramené d'Amérique qui ruine le baobab chaque jour un peu plus. En guise d'espoir infini, BBG, se résigne enfin (mieux vaut tard que jamais) à un jugement bien au-dessus des grotesques facéties familiales en attendant l'au-delà. BBG reste, malgré tout, cheftaine de son âme et ne bradera point sa conscience dans le formol et le silence complice des autruches. 

Quant à la sainte thaumaturge BCBG au design d'intérieur Roche Bobois agrémenté d'un grotesque buste de Staline, juste une petite piqûre de rappel : 'l'amour est dans le pré' certainement pas au goulag des certitudes obsessionnelles, dogmatiques et décadentes.  

A toutes les bamboulas du monde, accrochez vous aux branches et gardez le cap. N'oubliez pas une chose, nous sommes toujours le con ou l'horreur personnifiée de quelqu'un qui nous est cher mais qui nous coûte bien au delà du raisonnable en énergies non renouvelables et en émotions... 
Libérons nous du goulag du désamour et profitons du précieux peu qui nous reste sur terre.

Pour finir un petit menu de bonne année 2014 : un cocktail de l'amitié, un suprême de bonne santé, un plateau d'excellentes nouvelles et une bûche du bonheur.

A mes soeurs d'amour : 
à Nono ma petite soeur qui entendait les vaches (ronflements du baobab) la nuit dans le lit que nous partagions à Prague et qui nous a quitté il y a 10 ans,
à Mouna ma grande soeur, pleine de sagesse et de tendresse depuis si longtemps sans oublier Marianne pour son no limit énergétique, pragmatique et son écoute.
A ma moitié qui me supporte depuis 25 ans et mes 2 enfants que j'adore plus que tout.

AZS

lundi 13 juin 2011

SHAME ON YOU MISTER F. FATOU EST UN ROC !

Dakar, 13 juin 2011, Lundi de Pentecôte


Dieu du Ciel ! J'ai zappé la Pentecôte fête chrétienne inspirée de la fête juive de Chavouot commémorant l'expérience mystique collective des apôtres de Jésus de Nazareth à savoir la descente de l'Esprit Saint, cinquante jours après le dimanche de Pâques.
Pardon à mes ancêtres les Gaulois, point de cierge à l'église pour Feu Henri Feller, mon grand père chéri qui me berçait de sa généreuse érudition et de sa patience pour enrichir ce savoir lilliputien qui me sert encore aujourd'hui...

... Commentaires : 19 avril 2014
Nous n'allons donc pas parler d'évangile, ni de révélation "divine" qui aurait percuté mon oeuf de Pâques mais d'une amazone sérère que j'ai confondue dans l'écriture faussement 'niodioroise' de Mister F. Faut-il supprimer ce torchon numérique pour effacer la grotesque promotion faite à la rue Carnot ? Non, je laisse la fin de mon billet en éliminant toute trace de cette imposture littéraire.

... Reprise du texte initial
De Sabra à Chatila, je suis passée par "Là bas" groove mélancolique interprété par JJ Goldmann et Sirima, une amie rencontrée à la station du métro parisien "Chatelet-Les Halles" quand elle était encore une artiste underground, et qui disparut tragiquement après un passage éclair à la lumière du showbiz, tout comme ces peuples massacrés par la milice chrétienne du Liban et Tsahal. Sirima, chanteuse d'origine sri-lankaise si émouvante que je ne ratais sous aucun prétexte dans mon parcours frénétique "métro-boulot-dodo" des années 1987 à 1989, et à qui je repense régulièrement.
Majdouline, mon amie d'enfance palestinienne, avec qui j'ai passé tant de temps à jouer dans le jardin du n° 11 de la rue Lermontova à Prague. Qu'est-elle devenue, cette petite blonde de Palestine si torturée par Tsahal qui n'aimait pas les questions sans réponse de son papa ? La "question" justement, Henri Alleg y a répondu quand j'avais à peine 9 ans. Je suis sortie toute retournée de cette intrusion dans les lectures des camarades et reste sans voix aujourd'hui encore...
Bon, je ne vais pas "gâter le coin" avec mes tristounets souvenirs ! Partageons alors quelques objets artistiques 100% EPT. Attention, ce ne sont pas des réalisations des élèves de l'Ecole Polytechnique de Thiès ou de Tunis, ni celles de l'Ecole Pour Tous mais tout simplement des approches émotionnelles labellisées "Emotion-Passion-Transmission" en photo et en musique.
L'une est produite par ma douce moitié qui m'accompagne avec son flow incessant, mélange de sonorités mandingues et d'ailleurs, depuis plus de 20 ans.
L'autre c'est Viktor, photographe designer visionnaire qui se cachait quelque part dans Ouakam et que je suis bien contente d'avoir "déniché" pour le plaisir de ma fibre optique et l'esprit photovoltaïque de ses pics.
Merci au hasard des rencontres, à la passion des émotions et que les good vibes continuent à guider mes pas.
God bless tous ceux qui auront l'occasion de surfer sur cette page. Et pour les autres, eh bien Dieu est toujours grand... lol
AZS

Mille mercis à notre 'Guelwaar' interplanétaire pour ton combat titanesque, ta générosité, ta disponibilité, ton extra lucidité et ton intelligence débordante. A quand le film... Chaplin, tonton Sembène revenez !

samedi 10 octobre 2009

Bonjour tout le monde !
Je me réveille aujourd'hui avec une drôle de gueule. Celle des jours au goût amer, avec ce sentiment de malaise persistant des illusions perdues. La masturbation intellectuelle n'y peut rien, le petit-déjeuner copieux non plus... Où vais-je ? Où cours-je ? Où suis-je ? Ou plutôt où va le monde ? En 2 clics sur internet, l'interview du fou supérieur en chef de Guinée, affalé dans son lit puis, la séquence "brigade des moeurs" avec comme acteur principal Frédéric Mitterand et ses casseroles thaîlandaise, réunionaise et Polanskinaise me donnent le tournis... Je ne sais plus s'il est politiquement correct de parler de valeurs cardinales de notre société, au risque d'être traitée d'homophobe fascisante ou d'afro-pessimiste. Les bras m'en tombent : ce monde politico-médiatique est un cauchemar sans fin, où l'impudence et le cynisme sont rois. Quand à l'Afrique, elle est vraiment mal barrée... Qu'allons-nous pouvoir dire à nos enfants, Messieurs les Sinistres Présidents ? Bon, Nobel a cassé la Barack... Que grand bien lui fasse !
Heureusement, il y a eu ce coup de blues heureux pour dissiper la brume matinale de mes pensées. En effet, hier soir, j'ai rencontré chez elle à Hollywood, une grande dame du blues, Mme Linda Hopkins. Une soirée exceptionnelle, en famille, avec Mama Linda d'une gentillesse et d'une vivacité d'esprit incroyables, toujours prête à danser, à rire et à raconter son incroyable parcours artistique reconnu par sa belle étoile sur Hollywood Walk of Fame... Merci mille fois Viviane pour cet honneur.

AZS

PS. N'hésitez pas à surfer sur mes coups de coeur, de gueule et séquences nostalgies en images.